La dame de Shalott - Alfred Tennyson

Publié le par Papillon

 

La dame de Shalott est un long poème d'Alfred Tennyson (1809-1892), inspiré d'une légende arthurienne.

 

La dame de Shalott est comdamnée à vivre dans une tour sans pouvoir regarder par la fenêtre, sous peine d'être frappée par une malédiction. Elle ne voit le monde que dans un miroir et en fait une longue tapisserie. Jusqu'au jour où Lancelot passe sous sa fenêtre et elle ne peut s'empêcher de regarder...

 

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Lady of Shalott - John William Waterhouse

 

J'ai croisé pour le première fois ce beau poème dans Lady Hunt d'Hélène Frappat. Et je viens de retrouver Lady of Shalott dans Possession d'A.S. Byatt que je viens de terminer et que j'ai beaucoup aimé.

 

C'est ce qui m'a donné envie de lire ce poème dont voici des extraits :

 

De chaque côté de la rivière s'étendent

De longs champs d'orge et de seigle,

Qui couvrent le plateau et rejoignent le ciel ;

Et à travers les champs la route mène

Au très imposant Camelot ;

Et les gens vont et viennent,

Regardant où poussent les lys

Autour d'une île là, en bas,

L'île de Shallot.

Saules blanchis, trembles frissonnants,

Petites brises, obscurité et frisson

A travers l'onde qui passe pour toujours

Près de l'île dans la rivière

Coulant vers Camelot.

Quatre murs gris, et quatre tours grises,

S'ouvrent sur un espace de fleurs,

Et l'île silencieuse garde dans sa chaumière

La Dame de Shallot.

 

(….)

 

Là, elle tisse de nuit et de jour

Un tissu magique aux couleurs éclatantes,

Elle a entendu une rumeur dire

Qu'une malédiction s'abattrait sur elle si elle restait

A regarder en bas vers Camelot ;

Elle ne sait pas ce que peut être la malédiction

Et alors elle tisse encore plus.

Elle y voit le grand chemin à proximité

Descendant vers Camelot ;

Et parfois à travers le miroir bleu

Les chevaliers vont à cheval deux par deux.

Elle n'a pas de loyal et fidèle chevalier,

La Dame de Shallot

 

(…)

 

Mais dans son tissu elle se réjouit quand même

De tisser les spectacles magiques de son miroir

Car souvent durant les nuits silencieuses

Des funérailles avec panaches, lumières,

Et musique allaient à Camelot ;

Ou quand la lune était au-dessus,

Deux jeunes amoureux venaient de se marier.

«Je suis presque malade d'ombres», dit

La Dame de Shallot.

 

(...)

 

 

Le Mois Anglais

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Lou 20/06/2014 22:21


J'adore ce poème et cette toile est une de mes favorites. Merci beaucoup pour le lien !

Papillon 21/06/2014 15:20



Un beau poème, un beau tableau et une belle légende.