Qui suis-je ?

Citation du jour :


«  Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.  » 

 

Jack Kerouac, Sur la route.

Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 17:58

 

Rentrée littéraire 2010.

 

Ecosse, XVIIe siècle. Le pays est déchiré par une guerre civile. Le roi catholique Jacques fletcher.jpg a dû fuir devant son beau-fils, le roi protestant Guillaume d'Orange. Jacobites et orangistes s'affrontent. Charles Leslie, homme d'église jacobite débarque d'Irlande pour enquêter sur des faits sanglants ayant eu lieu dans les Highlands. Il cherche des témoins, on lui indique une jeune femme emprisonnée pour sorcellerie et comdamnée au bûcher. Il lui rend visite à contrecoeur et l'interroge.

 

Jour après jour, il revient la voir, écoute le récit de sa vie et change peu à peu d'opinion à son sujet. Corrag lui confie son histoire, ses rêves et ses errances. Cette jeune femme en haillons qui croupit dans un cachot putride et déclare n'avoir "ni Dieu ni Roi", n'a rien de satanique. Bien au contraire, elle n'est que sensibilité, finesse et générosité. Mais elle est issue d'une longue lignée de femmes libres, de ces femmes qui ont de tous temps refusé le carcan que la société voulait leur imposer : mariage, enfants, silence et soumission. Une de ces femmes que l'on consulte quand tout va mal, car elles détiennent le secret des plantes et de la guérison, mais que l'on dénonce aussi vite comme sorcières quand on se cherche un bouc émissaire. Alors un jour Corrag a fui son village d'Angleterre pour débarquer dans un glen perdu des Highlands, au sein du clan McDonald, où elle a trouvé une famille, un amour et de la tolérance.

 

Bien plus qu'un roman historique, ce livre est le portrait d'une femme libre et solitaire. C'est aussi un roman de la nature et des espaces sauvages, battu par la pluie, la neige et le vent. Rien n'échappe à l'attention de Corrag: une goutte de rosée sur une feuille, un rayon de soleil sur un loch ou la silhouette d'un cerf dans la prairie. C'est ce que j'ai préféré dans cette magnifique histoire : le rapport de cette femme à la nature.

 

D'autres avis : Cathulu - Ys - Fashion - Sandrine - Lilliba...


masse critique


Traduit de l'anglais par Suzanne Mayoux.

Plon, 2010. - 400 p.


Par Papillon - Publié dans : Littérature anglo-saxonne - Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
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