Citation du jour :
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
Dans un pays qui n'est jamais nommé mais dans lequel on reconnait l'Algérie des années 90, règnent la corruption, le désordre et la violence, une violence qui va saccager
la vie de Déhia, Adel et Badil.
Déhia est une jeune femme moderne, isue d'une famille aisée et cultivée. Elle enseigne la linguistique à l'université et se heurte chaque jour au fanatisme religieux borné de ses étudiants. Un jour elle rentre chez elle pour trouver sa mère égorgée par ses propres fils. Quelques semaines plus tard, c'est son fiancé qui est poignardé par un étudiant.
Adel, lui, est issu d'un milieu modeste et a dû s'accrocher pour devenir cadre dans une entreprise. Chaque jour il est confronté à la corruption et au clientélisme. Le jour où il rencontre l'amour, sa vie vole en éclats dans un attentat qui tue sa fiancée. Des années plus tard, Déhia et Adel vont se rencontrer et se reconstruire ensemble dans une nouvelle vie.
Badil n'aura pas cette chance. Jeune frère d'Adil, privé très tôt de sa famille, il ne trouve sa place ni dans sa ville, ni dans la société. Il tombe dans la délinquance, avant de chercher à fuir de l'autre côté de la Mediterranée, vers un avenir meileur qu'il ne trouvera jamais.
Les romans qui abordent cette période noire de l'Algérie ne sont pas légion, d'où mon intérêt pour celui-ci. Mais il
ne m'a pas réellement touchée, car je l'ai trouvé trop superficiel, trop concis. Les personnages sont à peine esquissés, alors que l'auteur met une certaine complaisance à décrire des scènes
d'une grande violence, violence inexpliquée d'ailleurs, puisqu'à aucun moment le lecteur ne connait la cause de toutes ces morts, comme si le meurtre était une chose banale. L'auteur n'évoque
jamais réellement le contexte politique. En revanche, il mêle régulièrement sexe et violence, ce qui m'a presque choquée, comme s'il cherchait à nous dire que la frustration sexuelle est la
première cause de la violence.
Rencontre ratée, pour moi, donc.
L'avis de Gangoues
plus séduit que moi.
Vents d'ailleurs, 2010. - 126 p.
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