Noyade en eau douce - Ross Macdonald

Publié le par Papillon

 

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A Los Angeles dans les années cinquante, Lewis Archer est détective privé. Tout commence par une histoire presque banale. Maude Slocum a intercepté une lettre anonyme destinée à son mari qui l’accuse d’adultère. Elle veut savoir qui en est l’auteur et l’empêcher de briser son mariage. Elle propose à Archer d’assister à un cocktail qu’elle donne le soir même dans sa belle maison de Nopal Valley. Archer découvre vite que le ménage Slocum va mal, que leur file flirte avec le chauffeur et que la maison appartient en fait à la belle-mère qui maintient toute la famille dans état de dépendance financière pesante. Au cours de la soirée, la belle-mère est retrouvée morte et le chauffeur disparaît.

 

Quel plaisir de lire à nouveau un authentique polar des années cinquante ! Ce que j’ai aimé dans cette histoire, c’est que ça commence comme une histoire de famille compliquée (père homosexuel refoulé, mère frustrée, belle-mère rapiat, fille trop délurée : on se croirait chez Tennesse Williams…), mais que l’intrigue se révèle bien complexe, reliée à l’avidité des grandes compagnies pétrolières, qui couvrent toute la Californie de puits de pétrole. Ce qui donne l’occasion à l’auteur de nous balader sur les routes américaines et d’alterner scènes d’action et analyse psychologique. L’enquête ne sera pas de tout repos, ni exempte de femmes fatales, mais Archer, en plus d’être totalement incorruptible, se caractérise par une ténacité à toute épreuve.

 

Un policier parfaitement bien construit et super bien écrit, truffé de jolies métaphores comme je les aime, émaillé de dialogues percutants et riche en rebondissements surprenants.

 

 

Titre original : The drowning pool.

Traduit de l’américain par Jacques Mailhos.

Gallmeister, 2012. – 278 p.

Publié dans Polars & Co

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Annie 06/06/2012 16:21


De quoi passer un bon moment donc ! Je note, car les derniers polars que j'ai lus m'ont fortement ennuyés.... Je ne me souviens même plus de leurs titres. C'est dire !

Papillon 07/06/2012 22:00



Oui, du très bon polar !



kathel 05/06/2012 21:30


Appâtée par la nouvelle traduction mise en évidence récemment par In cold blog, et bien que ne connaissant pas l'ancienne (traduction) (je ne sais pas si je suis claire !) bref, je me suis
laissée aller à noter ce polar ! 

Papillon 05/06/2012 22:20



Et tu as eu bien raison : c'est du bon polar !



cathe 05/06/2012 15:13


J'avais lu une série de Ross McDonald il y a longtemps, mais les nouvelles traductions me tentent bien ! (surtout que depuis le temps j'ai complètement oublié les intrigues...)

Papillon 05/06/2012 22:18



Et c'est drôlement bien écrit !



In Cold Blog 05/06/2012 09:29


T'es trop forte ! Tu vendrais un congélateur à un esquimo.
Autant, j'avais été attiré par cette histoire de re-traduction quand j'avais lu la plaquette promo, autant j'avais fait l'impasse sur l'histoire : le hard-boiled detective, ce n'est pas pour moi.
Et voilà que tu en dresses un portrait extrêmement séduisant (pas du détective, du roman).
Bref, re-traduction + histoire solide qui tient la route = 2 raisons pour que je ne passe pas à côté.

Papillon 05/06/2012 22:18



Mais c'est de ta faute aussi : l'extrait que tu citais m'avait bien accroché et je n'ai pas pu résister. Et pour te rassurer, le détective en question n'est pas si "hard-boiled"que ça... mais il
est très tenace et incorruptible !



Brize 05/06/2012 08:43


Eh bien, avec une telle phrase de conclusion, c'est OK, j'ai enregistré !

Papillon 05/06/2012 22:13



tant mieux : il le vaut bien !



clara 05/06/2012 07:22


Je le veux!

Papillon 05/06/2012 22:13







cathulu 05/06/2012 05:54


De jolies métaphores dans un polar ? Je note avec gourmanndise!:)

Papillon 05/06/2012 22:13



Un très bon polar.



keisha 05/06/2012 05:46


Lamentable!  j'avais décidé de passer ce gallmeister polar, me concentrant sur les sorties nature writing, et
patatras, mais c'est que c'est tentant!


Note: je rigole bien avec le Bryson, que je viens de démarrer!

Papillon 05/06/2012 22:12



Tout ça, c'est la faute d'In Cold Blog ! J'ai pas pu résister !