Les délaissés - Richard Van Camp

Publié le par Papillon

 

C’est la rentrée à Fort Simmer dans les Territoires du Nord-Ouest (Canada) et Larry vancamp.jpgentre en première. La rentrée, c’est une légère angoisse pour lui : « Je dois assurer mes arrières. Je suis indien. » Larry appartient à la nation des Dogribs et doit affronter régulièrement les sarcasmes de ses condisciples, quand ce n’est pas leurs coups. Mais cette année, il remarque un nouveau venu, Johnny, un métis rebelle, insolent et intrépide. Il va très vite devenir son ami, sans pourtant autant perdre de vue la jolie Juliet, la plus belle fille du lycée, dont il est secrètement amoureux, mais qui va lui préférer Johnny. Le trio devient inséparable. Avec Johnny, Larry découvre la drogue, le sexe et la bagarre ; avec Juliet, la douleur de l’amour.

 

C’est un monde très dur que décrit Richard Van Camp, à travers ces ados bercés de heavy metal et plus ou moins laissés à eux-mêmes. Des pères absents, des mères défaillantes ou débordées, de la violence, de l’alcool. Dans une langue qui mélange verdeur, réalisme et poésie, l’auteur nous montre des jeunes gens se battant seuls avec les difficultés de la vie :

 

« Et on pleurait, sachant qu’on était tout seuls. Sans personne pour se rappeler notre nom, personne pour le crier, personne pour nous accueillir nu dans la neige, pour nous pleurer dans la mort, pour nous prendre en compassion, là, dans notre lieu sacré. On pleurait parce qu’on était à personne. »

 

Et pourtant Larry est un garçon plein de ressources, il est habité par une certaine poésie, par les histoires héritées de sa famille, par les traditions héritées de son peuple, qui sont ses plus solides repères dans la vie. Et grâce à Johnny et à Juliet, il va se réconcilier avec son passé et avec lui-même pour enfin envisager un futur.

 

Un roman brûlant.

 

Traduit de l’anglais (Canada) par Nathalie Mège.
Gaïa, 2003. – 180 p.

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Karine:) 07/10/2010 22:43



Ce n'est pas un thème qui me tente terriblement de façon générale... mais avec un tel billet, difficile de résister...



Papillon 10/10/2010 12:37



Un très bon roman mais assez dur !



Aifelle 06/10/2010 15:10



Ton avis me confirme qu'il faut absolument que je le lise



Papillon 10/10/2010 12:37



Je l'ai beaucoup aimé et j'ai vraiment retrouvé la voix de l'auteur, c'était assez surprenant ...



Brize 02/10/2010 13:52



Je vois que tu n'as pas résisté à l'envie d'en savoir davantage sur cet auteur à la présence remarquable et je te comprends !


Bon, à part ça, il ne m'a pas l'air facile, ce roman. Mais pourquoi pas : au moins, je serai prévenue !



Papillon 03/10/2010 09:47



Il est facile à lire mais raconte une vie perfois sifficile, oui.



keisha 01/10/2010 16:26



Vu à Vincennes? Connaissais pas du tout son nom avant...



Papillon 03/10/2010 09:46



Moi non plus, il est assez peu traduit en France.



kathel 01/10/2010 12:18



Tu n'as pas tardé à le lire ! Je note cet auteur qui semble prometteur.



Papillon 03/10/2010 09:46



Après avoir entendu l'auteur, c'était très difficile de résister !



clara 01/10/2010 10:55



les thèmes me plaisent...je note!



Papillon 03/10/2010 09:45



C'est un roman que l'on ne peut pas ne pas aimer, à mon avis !



Joelle 01/10/2010 09:16



La première fois que j'ai entenu parler de cet auteur, c'est dans tes billets sur le festival America mais je note car tu as l'air d'avoir été complètement conquise ;)



Papillon 03/10/2010 09:44



L'auteur m'a plu et son roman aussi !



Richard 30/09/2010 22:17



Très intéressant !


Merci !


Amicalement



Papillon 03/10/2010 09:44



Un auteur à découvrir !



In Cold Blog 30/09/2010 22:11



A peine acheté, déjà lu... et chroniqué ! Mais comment fais-tu ?
Voilà donc le fameux Richard Van Camp, bourreau des coeurs... Indubitablement tenant.



Papillon 03/10/2010 09:43



L'auteur m'avait tellement plu qu'il fallait que je découvre son livre très vite, et je n'ai pas été déçue ! Et son roman est conforme à ce que je l'ai entendu dire au cours de débat sur "Les
voix indiennes". Pendant ma lecture, j'avais l'impression de l'entendre encore et c'était très troublant, d'autant qu'il raconte des choses parfois très dures...