Citation du jour :
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
Voilà, c'est fait : j'ai lu mon premier roman de Jean-Philippe Blondel.
Juke-box est basé sur un principe à la fois simple et charmant : un narrateur raconte sa vie, en courts chapitres dont chacun est illustré par une chanson. Mais il y a presque deux romans dans ce livre-là… Au début un très jeune narrateur et une petite voix scandent des souvenirs d'enfance : les vacances à la mer, le dimanche chez la grand-mère, la première surboume et les premiers cours d'anglais… Et l'auteur doit être à peu près de la même génération que moi car je connais toutes ces chansons par cœur et nous avons quasiment les mêmes références : les photos en noir et blanc et les 45 tours en vinyle, les écoles non mixtes et les R16, le papier peint orange et Jack Kerouac. Le jeune narrateur a quelque chose de touchant, quelque chose du Petit Nicolas de Sempé et Goscinny, mélange de naïveté, d'innocence et d'inquiétude latente. Et ce narrateur c'est un peu moi : moi aussi j'ai passé le 2e triton, eu une correspondante et une mobylette 103 Peugeot. Ce Juke-box, c'est ma boite à souvenirs : comment ne pas l'aimer, sourire et soupirer ?
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