Sombre dimanche - Alice Zeniter

Publié le par Papillon

 

« Le retard du monde sur les attentes des gens, ce n’était plus possible. »

 

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Imre vit dans un bicoque construite de bric et de broc au milieu des voies ferrées de la gare de Budapest. En ces années grises du communisme, la vie n'est pas très gaie, entre un père taciturne et un grand-père toujours en colère. Pourquoi le grand-père prend-il une cuite une fois par an en maudissant Staline, les russes et les jardiniers ? Imre mettra vingt ans à le découvrir. En attendant, sa solitude est rompue par sa rencontre avec Zlot, gamin déluré qui va lui faire découvrir un peu de la vraie vie, alors qu'autour d'eux le monde change et que la Hongrie bascule dans le capitalisme.

 

Pendant vingt ans nous suivons Imre de l'enfance à l'adolescence, puis à l'âge adulte dans une Hongrie en plein bouleversement politico-économique. De brefs flash-back nous rapellent l'histoire récente de la Hongrie : 1945, la fin de la guerre, l'invasion russe et le passage au communisme ; 1956, la révolution écrasée par les chars russes ; 1989, la chute du communisme et la fin de l'empire soviétique. La petite maison au bord des rails devient la métaphire de ce petit pays, coincé entre de puissants voisins, toujours envahi, et qui n'en finit plus de se chercher une identité, tout comme le jeune Imre se cherche un destin. Un pays marqué par la fatalité, tout comme la vie d'Imre semble marquée par la perte, la solitude et le deuil.

 

Un roman mélancolique et doux, suite d'anecdotes tristes et désabusées, auquel ne manque qu'un peu d'épaisseur.


 

Albin Michel, 2013 . - 292 p.


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Céline 01/04/2014 10:36


Je garde un bon souvenir de "Jusque dans nos bras" d'Alice Zeniter, mais au vu des commentaires, je vais attendre pour celui-là de tomber dessus à la bibliothèque.

Papillon 01/04/2014 20:53



C'était ma première rencontre avec cette auteure, elle ne m'a pas totalement convaincue.



clara 23/03/2014 07:25


Un abandon très rapide pour moi...

Papillon 23/03/2014 19:44



Je ne suis pas surprise : les personnages manquent d'épaisseur pour qu'on s'y intéresse vraiment. Ce qui me surprend, c'est qu'il ait obtenu le Prix du livre Inter.



Aifelle 23/03/2014 06:50


Il est dans ma PAL, comme j'ai acheté hier le livre de Lola Lafon, je pourrais me faire une petite cure d'Europe de l'Est.

Papillon 23/03/2014 19:43



Et moi j'ai enchaîne sur "La fin de l'homme rouge" donc je reste aussi dans la même thématique, qui semble à la mode en fait.