La vie sexuelle d'un islamiste à Paris - Leïla Marouane

Publié le par Papillon

 

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Mohammed a grandi à Saint-Ouen dans le 93. C’est un immigré de la seconde génération, fils d’un ouvrier de Renault, arrivé en France dans les années soixante-dix dans le cadre de la loi sur le regroupement familial. Brillant élève, très soutenu per sa mère, il a gravi tous les échelons de l’intégration sociale : mentions, bourse, école de commerce et emploi prestigieux dans la finance. Mais pour en arriver là, il a dû renoncer à une bonne part de son identité : blanchiment de la peau, défrisage des cheveux et, surtout, changement de nom. A l’insu de sa famille, Mohammed Ben Mokhtar est devenu Basile Tocquard. Mais Mohammed est toujours un musulman pieux et pratiquant et il y a un tabou qu’il n’a jamais su briser : il vit toujours chez sa mère, dans son HLM de banlieue.


Or, un beau matin alors qu’il aborde la quarantaine, il décide de sauter le pas et de louer un prestigieux appartement dans le très chic 6e arrondissement de Paris, pour mettre fin à une vie d’abstinence et gagner enfin sa liberté, notamment sexuelle. Passé le moment difficile où il lui faut avouer à une mère très possessive et très envahissante qu’il la quitte, il se lance sans retenue dans le jeu de la séduction, mais découvre assez vite que les femmes ne sont pas les proies faciles qu’il croyait. Lui qui ne fantasme que sur les filles blanches, ne rencontrent que des femmes d’origine arabe qui lui racontent des fadaises et lui glissent entre les doigts…


Ce roman met avec humour le doigt sur la difficulté de vivre entre deux cultures, sur la difficulté de s’intégrer sans renoncer à sa famille, à ses racines et à ses traditions. Dans ce double jeu, il semble que les femmes, plus futées, s’en tirent mieux que les hommes. Ni angélisme, ni stigmatisation dans cette histoire, pourtant fort peu réaliste, et pour cause : le sujet est à peine esquissé, il ne se passe pas grand-chose et tout ça est finalement assez creux.

 

D'autres avis : L'or des livres - Choupynette


Albin Michel, 2007. – 318 p.

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FLDupont 12/03/2011 17:05



"La vie sexuelle d'un islamiste à Paris" est une oeuvre majeure, un roman qui reste collée à votre peau de façon indélébile. 


Bien sûr, M. Choupynette, qu'il ne se passe rien... de sexuel, en tout cas, point de "pornographie", la sexualité dans cet excellent roman étant philosophique. 


Je sais que vous allez me censurer comme vous avez les commentaires de certains d'entre-nous ici, j'ai gardé imprimé les commentaires avant leur suppression où quelqu'un signalait vos fautes de
français... Quant à votre style, mon dieu je comprends que vous n'ayez pas aimé le roman de Leila Marouane, le vôtre, de style, laissant largement à désirer. 



Papillon 12/03/2011 19:58



Chere Madame, mon style et moi, on vous emm.... !!!


C'est quand même terrible, ça, de ne pas pouvoir dire d'un roman qu'on ne l' a pas aimé sans se faire insulter (par des gens qui n'ont sans doute jamais écrit une ligne en plus !)


Je ne suis pas écrivain, et ne prétend pas le devenir, je n'ai donc rien à prouver à ce niveau-là. En plus, parler de style à propos de Leila Marouane, faut pas déconner non plus ! Si vous voulez
du style, lisez Zweig, Harrison, ou même Proust. L Marouane c'est de la littérature jetable, rien de plus !



leila marouane 19/05/2010 12:32



Ben alors Papillon ? Pourquoi avoir censuré des commentaires intéressants ? T'aurait-on vexé(e) ?


Tout cela est bien dommage, surtout pour la crédibilité de ton billet, que je continue de trouver très intéressant !


(Re) Merci !


Leila Marouane



Marc Lefrançois 07/05/2010 11:36



Encore une vie sexuelle! (n'hésite pas à jeter un oeil sur la mienne, enfin je veux parler de mon livre...)



choco 16/04/2010 21:24



Mouais, oubliable donc...



Papillon 18/04/2010 13:30



Complètement oubliable !



Laurence 15/04/2010 09:24



De cette auteure j'ai lu deux récits : une nouvelles intitulée "Les craquelins" et son dernier roman (pour lequel elle a repris son vrai nom) "Le papier l'encre et la braise" ; et apparemment
j'ai eu plus de chance car les deux récits sont poignants et mettent en avant tout le poid de la religion dans cette Algérie qui se reconstruit.



Papillon 16/04/2010 21:25



Dans celui-ci, elle a une vision assez caricaturale de l'immigration, je trouve, et le roman se termine sur une note irréelle que je n'ai pas bien comprise...



kathel 15/04/2010 09:00



Assez creux ? cela doit expliquer pourquoi je n'en avais jamais entend parler !



Papillon 16/04/2010 21:24



Je crois que tu n'as rien manque !



keisha 15/04/2010 08:09



Mouais?


Ton blog it m'aurait plus intéressée...



Papillon 16/04/2010 21:24



J'ai tellement hâte de la chanter en public, ce requiem !



chiffonnette 15/04/2010 08:04



Je suis très méfiante avec cette auteur. J'ai un souvenir horrifié de certains de ses autres romans!



Papillon 16/04/2010 21:23



Tout s'explique, donc



cathulu 15/04/2010 07:56



Humour et islamisme ne semblent guère aller de pair...



Papillon 16/04/2010 21:23



En fait, il n'est pas vraiment islamiste, il fait allusion au fait qu'il est très difficile d'être musulman pratiquant sans être suspect ...