La grâce des brigands - Véronique Ovaldé

Publié le par Papillon

 

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'enfance de Maria Cristina ne fut pas très riante. Elle a grandi quelque part au Canada, dans le terne village de Laperouse, dont le nom sonne pourtant comme une promesse de balade exotique. Hélas, rien de bien exotique dans la famille Vaatonen. Les parents se sont rencontrés par erreur et par accident, et mariés par ennui. La mère tombe très vite dans un excès de religion sinistre et sectaire, qui bannit toute idée de plaisir. Par faiblesse, le père s'enferme dans le mutisme, et préfère discrètement sa fille aînée, rendant jalouse la cadette. Rien d'étonnant, donc, à ce que Maria Cristina saute sur le premier prétexte venu, en l'occurrence une bourse d'études en Californie, pour prendre la tangeante. A Los Angeles, elle tombe sous la coupe d'un écrivain mégalomane en mal de Nobel, avant de devenir elle-même écrivain, transformant son histoire en matériau littéraire.

 

Voilà un roman qui se lit sans déplaisir. Le plume de Véronique Ovaldé est fluide et j'aime beaucoup son univers totalement baroque. Malheureusement, je n'ai jamais réellement réussi à m'intéresser à cette pauvre Maria Cristina, que j'ai trouvé terne et falote, alors qu'elle est supposée incarner la femme libre et indépendante. Je suppose que l'auteur a voulu nous dire qu'il n'est pas facile d'avoir une vie équilibrée quand on a eu une enfance sans joie, ce dont on se doutait un peu. Pour moi, le moment le plus plaisant du roman se situe cinquante pages avant la fin quand un petit graçon surgit dans la vie de l'héroïne. C'est un peu tard. Et ça a l'air de vouloir dire que, finalement, ce n'est point le roman mais l'enfant qui fait la femme.


Editions de l'Olivier, 2013. - 284 p.


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Céline 06/11/2013 16:30


J'avais déjà ressenti ça avec "Des vies d'oiseaux", une belle écriture, poétique, mais il manquait le petit quelque chose qui prend aux tripes (que j'avais par contre trouvé dans Véra Candida...)

Papillon 12/11/2013 20:51



Je n'ai pas lu "Des vies d'oiseau" mais du coup tu ne me donnes pas envie



sylire 31/10/2013 21:47


Je suis totalement en phase avec toi. Joli style mais histoire sans intérêt.

Papillon 01/11/2013 19:17



Dommage, d'ailleurs, parce que j'aime bien cette auteure.



cuné 31/10/2013 15:33


Pas lu (et même pas acheté), j'avais écouté cet été l'émission d'Augustin Trappenard sur France Culture qui présentait les romans à paraître avec le début et un extrait lus par l'auteur, puis
discussion (le nom m'échappe) et ce roman ne m'avait pas donné envie. Depuis les avis ici ou là, les passages de l'auteur dans diverses émissions n'ont rien fait pour me motiver. Ceci dit je
finirai bien par le lire (bibliothèque) mais sans urgence, vraiment.


 

Papillon 31/10/2013 19:51



Je me demandais, justement (foullé ton blog, rien trouvé) Je l'ai également pris à la biblio mais je prends tout à la
biblio en ce moment et là, franchement, je n'ai pas regretté !



kathel 30/10/2013 09:36


Ma seule tentative avec l'auteur n'a pas été une réussite (c'était Et mon coeur transparent), je ne suis pas très chaude pour réessayer...

Papillon 31/10/2013 19:49



J'avais beaucoup aimé "Ce que je sais de Vera Candida", mais là je n'ai rien ressenti du tout



Stephie 30/10/2013 09:34


Un peu le même ressenti que toi. Il faut que j'écrive mon billet d'ailleurs

Papillon 31/10/2013 19:47



Pourtant j'aime bien cette auteure, mais cette histoire n'a en fait aucun intérêt...



keisha 30/10/2013 08:34


Finalement j'ai pu écouter Le masque et La plume. Pas sûr que j'aie envie de le lire, finalement...

Papillon 31/10/2013 19:46



Cela dit, ils n'étaient d'accord sur rien dimance ! (sauf sur Kasischke qui est pourtant bien décevant, allez comprendre !



clara 30/10/2013 07:19


un coup de coeur pour moi !

Papillon 31/10/2013 19:45



Tu n'es pas la seule mais ça n'a pas vraiment fonctionné pour moi...