L'abîme - Charles Dickens & Wilkie Collins

Publié le par Papillon


collins_dickens.jpgA une époque, je fus une grande lectrice de Wilkie Collins, j’aime l’atmosphère sombre et mystérieuse de ses romans. Mais j’ignorais totalement qu’il avait écrit en collaboration avec Charles Dickens. Et voilà que les éditions du Masque rééditent justement l’un de ces romans écrit à quatre mains.

Walter Wilding est un jeune négociant en vins. A la mort de sa mère, il découvre par hasard qu’il n’est pas son vrai fils. Cette nouvelle le plonge dans un abîme de culpabilité : il usurpe l’héritage d’un inconnu. Il décide alors de retrouver cet enfant perdu. Las ! Les faits remontent à vingt-cinq ans et toutes les pistes qu’il suit mènent à des impasses. Cet échec le plonge dans une profonde dépression… Pendant ce temps, son jeune associé, George Vendale, retrouve par le biais de ses activités commerciales, une vieille connaissance autrefois rencontrée en Suisse et qui se trouve être le tuteur d’une jolie jeune fille dont il ne va pas tarder à tomber amoureux… Ces deux intrigues qui semblent n’avoir aucun rapport ne vont pas tarder à se rejoindre.

Voilà un petit roman qui se lit avec beaucoup de plaisir, tant on a l’impression qu’il a écrit à la façon d’un « cadavre exquis ». L’intrigue ne cesse de prendre des virages surprenants, on part sur une piste et on se retrouve sur une autre, on croit détenir la vérité et elle nous échappe, un mystère chasse l’autre. Même si l’histoire est somme toute assez banale, elle est particulièrement bien ficelée et les deux auteurs nous mènent par le bout du nez. Il y a en plus le plaisir de se demander qui a écrit quoi. Le personnage de Joey Laddle, chef des garçons de cave, bougon et raisonneur, me paraît tout à fait dickensien, alors que la ballade dans les montagnes suisses, glaçantes et angoissantes, appartient plutôt à l’univers de Collins. En tout cas, le résultat est plutôt réussi.

bob

Doriane a aimé, Ys un peu moins.

Et voilà comment je boucle mon premier challenge ! challenge_english-classics.jpg



Traduit de l’anglais par Madame Judith
Le Masque, 2010 (1ère édition 1872). – 213 p.


Publié dans Polars & Co

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Karine:) 02/02/2010 21:17


ah oui, j'allais oublier!  félicitations pour la réussite de ton challenge!


Papillon 03/02/2010 21:57


Au moins un de terminé !


Karine:) 02/02/2010 21:13


Pour avoir lu beaucoup sur Dickens, je connaissais son amitié avec Collins... mais je n'ai jamais rien lu de leurs oeuvres conjointes.  Je suis arrivée trop tard pour celle-ci mais en fait, je
pense que c'est une bonne chose vu que je le lirai en VO! ;)


Papillon 03/02/2010 21:56


Il sera sans doute encore meilleur en VO !


Theoma 01/02/2010 10:00


Je me réjouis de découvrir l'auteur avec Pierre de lune.


Papillon 02/02/2010 20:36


C'est un roman que j'ai lu il y a quelques années mais dont je n'ai aucun souvenir...


Joelle 31/01/2010 16:32


Je savais que les deux auteurs se connaissaient mais j'ignorais aussi qu'ils avaient écrit ensemble ! Etant fan des deux, je ne peux que noter (même si ma LAL n'est pas très d'accord pour
s'allonger ! mdr !)


Papillon 31/01/2010 21:50


Si tu aimes les deux, tu devrais aimer ce roman à quatre mains.


Michel 31/01/2010 13:47


Très longtemps que je n'ai pas lu un livre de cet auteur, et comme ma LAL diminue... enfin essaye de diminuer


Papillon 31/01/2010 21:48


Ta LAL diminue ? Coment est-ce possible ? il faut remédier à ça très vite !


La plume et la page 30/01/2010 20:47


Ce bouquin me tente bien mais je n'ose pas ajouter de livres à ma LAL qui est, disons le franchement , ENORME!


Papillon 31/01/2010 10:18


Aie, aie, aie ! Ne m'en parle pas ! Je crois que c'est une maladie contagieuse qui se transmet par les blogs (mais une maladie sans gravité !)


sylire 30/01/2010 14:49


Je n'ai pas relu Dickens depuis l'adolescence (c'est à dire il y a longtemps ), et je suis de plus en plus tentée de
le relire en raison de l'engouement de la blogosphère. Quand à Wilkie Collins, j'ai fait sa connaissance avec la lecture du blogoclub et je dois dire que j'ai bien aimé. Alors pourquoi pas...


Papillon 31/01/2010 10:16


L'avantage de celui-ci est qu'il est très court... En général, Dickens fait plutôt de gros bouquins, moins faciles à lire.


Ys 30/01/2010 10:22


Ton billet, celui de Doriane... je vais finir par croire que c'est moi, que vraiment Dickens et moi, ça ne se fera pas cette année...


Papillon 31/01/2010 10:15


Essaie Collins tout seul, pour voir si ça passe mieux ...


emmyne 30/01/2010 09:09


Ah, ah, tentée je suis, ton billet confirme. Profite bien de ton week-end.


Papillon 31/01/2010 10:14


Franchement, je n'ai pas du tout été déçue par ce petit roman.


keisha 30/01/2010 08:49


Comme j'ai lu la monumentale bio de Dickens par Ackroyd, je connaissais leurs liens amicaux , en fait Dickens était le meneur dans l'affaire. Ayant lu beaucoup de Collins, je me suis lassée, mais
pas de Dickens.
Dickens a connu des aventures assez dangereuses dans les montagnes suisses, il me parait donc qu'il a utilisé ses souvenirs? Même si Collins y a mis son atmosphère?


Papillon 31/01/2010 10:14


Voilà un détail biographique bien intéresant ! Pour moi, Dickens est tellement lié à la ville de Londres que je le voyais mal en Suisse...
Comme toi, à un moment je me suis lassée de Wilkie Collins, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de me laser de Dickens puisque je ne l'avais pas relu depuis l'adolescence