Expo 58 - Jonathan Coe

Publié le par Papillon

 

coe

 

En 1958, la Belgique décide d’organiser une exposition universelle. Treize après la fin de la seconde guerre mondiale, c’est l’occasion pour tous les pays invités de dévoiler au monde leurs merveilles nationales, mais aussi d’apprendre à se connaître pour « un monde plus humain ». Les britanniques, pris entre tradition et modernité, choisissent d’exposer leur plus belle innovation technologique et stratégique, le Zeta, et de reconstituer un véritable pub anglais. C’est Thomas Foley, jeune cadre du Bureau Central de l’Information, qui est chargé de veiller à la bonne marche du Britannia. Il possède en effet le double avantage d’être belge par sa mère et fils d’un patron de bar. Thomas, jeune père de famille, n’est pas fâché de sortir de sa routine familiale et professionnelle et de passer six mois sur le continent.

 

Thomas Foley est l’archétype du britannique compassé et convenable (mais non dénué d’imagination, comme on le verra). Durant son séjour à Bruxelles il va rencontrer toutes sortes de gens et se « déniaiser ». Les années cinquante, c’est le milieu des trente glorieuses : on croit au progrès et on découvre la société de consommation. Mais c’est aussi la guerre froide : russes et américains rivalisent d’inventivité dans leurs pavillons respectifs et s’observent plus ou moins ouvertement. Thomas croise ainsi au Britannia un journaliste russe bien curieux, une jolie américaine qui n’a pas froid aux yeux, une charmante hôtesse belge et un duo de fonctionnaires britanniques qui ne sont pas sans évoquer les Dupont et Dupont d’Hergé (normal, nous sommes en Belgique). On boit de la bière, on flirte, on fait du vélo. Le petit monde de l’expo est complètement artificiel et tout le monde joue un rôle.

 

Jonathan Coe nous offre une parodie amusante et farfelue de roman d’espionnage en revisitant l'Europe des années cinquante. Et pour Thomas Foley, c’est une forme de séjour d’apprentissage qui lui donne l’occasion de plonger dans son passé familial, d’analyser froidement l’état de son mariage et de voir autre chose que sa triste banlieue londonienne. Une lecture plaisante mais sans passion, dont la fin (Thomas, âgé, revient sur les lieux de l’expo à la recherche de son passé) m’a paru un peu superfétatoire.

 

 

Les avis de Clara et de Luociné.

 

 

Traduit de l’anglais par Josée Kamoun.

Gallimard, coll. Du Monde entier, 2014. – 336 p.


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Malika 30/07/2014 20:31


Une lecture sans aucune passion ... et sans trop de plaisir non plus en fait. J'ai trouvé ce roman de Coe assez plat !

Papillon 31/07/2014 21:05



C'est beaucoup moins drôle que d'autres de ses romans, mais pas désagréable.



dasola 30/07/2014 13:05


Bonjour Papillon, personnellement, c'est une lecture qui m'a déçue par rapport à ce qu'écrit J. Coe. C'est un Coe très mineur. Bonne journée.

Papillon 31/07/2014 21:04



Mineur, en effet, mais pas désagréable à lire.



clara 21/07/2014 11:43


Comme tu le dis une lecture plaisante ... 

Papillon 21/07/2014 20:17



Une lecture parfaite pour l'été ! 



keisha 19/07/2014 07:26


Nous sommes d'accord! (et en plus pas de livre à noter ) J'ai adoré le Dupond Dupont, et pour la fin, je n'ai
pas dit superfétatoire, mais l'idée y était...


Et puis c'est Coe donc c'est lecture obligatoire.

Papillon 19/07/2014 19:51



Le problème avec Coe, c'est que je ne peux pas m'em^pêher de lire ses romans mais que je les oublie très vite...