Citation du jour :
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
Il y avait bien longtemps que Paul Auster n’avait pas été aussi « austérien » que dans son dernier roman, qui fonctionne entièrement sur le mode de la métaphore.
Un vieil homme se réveille dans une chambre inconnue : où est-il, qui est-il ? Il ne s'en souvient pas. Il entreprend une exploration prudente de son domaine. Sur une table, quelques manuscrits et une pile de photos. Cet homme, Mr Blank, va entreprendre de lire l'un de ces manuscrits, puis il va recevoir un certain nombre de visites de gens qui le connaissent mais dont il ne se souvient pas…
Difficile d'en dire plus sans dévoiler le cœur de ce court roman. Le scriptorium est un mot latin qui désigne la salle d'un monastère où les moines se livraient au travail de copie des manuscrits. Et c'est bien d'écriture dont il est ici question. En plus de nous offrir, comme à son habitude, un roman dans le roman, Paul Auster se livre à une véritable mise en abyme du travail de l'écrivain. J'ai beaucoup aimé ce roman qui propose plusieurs niveaux de lecture, offre des jeux de miroirs et entraîne le lecteur dans de multiples interrogations. Encore une fois, on se demande où se termine la fiction et où commence la réalité…
Un roman en forme de rébus, à lire et à relire. Et si Paul Auster était un peu plus vieux on pourrait considérer ce roman comme une sorte de testament littéraire. Mais j’espère bien que ce ne sera pas sa dernière œuvre…
Traduit de l’américain par Christine Le Boeuf.
Actes Sud, 2007. – 147 p.
La critique de Flo, version courte et version longue, et celle de Florinette.
JE LIS :
Cela dit, j'aimerais beaucoup savoir ce qu'a pensé du Scriptorium quelqu'un qui n'a jamais lu Auster...
Et je me suis vraiment régalée à lire ton long commentaire sur Austerblog : des choses se sont éclairées !!!
J'ai quand même encore plein de questions à propos de ce livre... Est-ce qu'on pourrait en discuter sur l'Austerblog dans une discussion spéciale qui ne dérangerait pas ceux qui ne l'ont pas encore lus ?
En tout cas on est bien d'accord pour dire qu'il faut en dévoiler le moins possible :)
Chimère : mais qu'attends-tu alors pour le lire ?! ;-)
Jules : oui, voilà, on t'envoie des signes :p
Le livre des illusions est un des meilleurs romans de Paul Auster.