Qui suis-je ?

Citation du jour :


«  C'est une façon d'exister que de résister. » 

 

Danièle Mitterrand.

Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 00:00

Deux personnes que tout oppose peuvent-elles s'aimer d'amour  ? C'est la question que pose ce délicieux roman suédois.

Elle est bibliothécaire, se passionne pour les livres et l'opéra. Il est agriculteur, ne s'intéresse qu'à ses vaches et à son tracteur. Elle vit en ville, dans un appartement aux meubles rares et aux lignes épurées, il habite à la campagne dans une ferme poussiéreuse et sans confort. Rien ne les prédestinait à se rencontrer. Oui, mais… Désirée et Benny sont voisins de cimetière. Elle vient régulièrement se recueillir sur la tombe de son mari, trop tôt enlevé à son affection par un malencontreux accident de bicyclette. Il vient fleurir la tombe de sa mère, emportée par un cancer. Ils s'observent du coin de l'œil avec condescendance et se méprisent réciproquement en silence. Jusqu'au jour où, tel un éclair zébrant un ciel d'orage, un sourire impromptu et partagé va les révéler l'un à l'autre. Le cœur de Benny palpite, les ovaires de Désirée frémissent. S'en suit une passion violente et sensuelle. Mais les tourtereaux vont se heurter à ce que l'on appelle le principe de réalité : Désirée n'est pas le femme d'intérieur ni le fin cordon bleu dont rêve Benny ; et lui n'a aucune envie (et pas vraiment le temps non plus) de partager les loisirs culturels dont raffole sa belle.
 

C'est une histoire à la fois drôle et intelligente, qui est racontée alternativement par lui et par elle, ce qui donne au lecteur les deux points de vue. Chacun des amoureux refuse de faire des concessions et reproche à l'autre son manque de compréhension. Et le lecteur est pris à témoin et se prend à rêver de leur voir trouver un terrain d'entente, un espace commun où vivre leur amour, parce que c'est trop beau un amour comme le leur, trop fort pour que ça se brise sur des histoires de draps sales et de boulettes de viande… Sauront-ils y arriver ? Je vous laisse le découvrir…


Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus.
Gaïa Editions, 2006. – 254 p.

Les critiques de Cuné et de Clarabel.

Par Papillon - Publié dans : Littérature européenne - Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
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