Henry James - Les papiers de Jeffrey Aspern

Publié le par Papillon

C’est Anne qui m’a donné envie de relire Henry James. Je voudrais essayer de la convaincre qu’Henry James est un grand auteur qu’il faut prendre le temps d’apprivoiser. Certes, il est parfois un peu ennuyeux. Je reconnais que je n’ai jamais pu terminer Les ambassadeurs, roman où il ne se passe rien et qui est entièrement basé sur l’analyse psychologique des personnages. En revanche, j’ai adoré Portrait de femme, encore basé sur l’analyse d’un personnage, mais à travers le récit de sa vie et de ses choix, donc plus accessible, plus moderne. La psychologie a toujours une grande importance chez James, raison pour laquelle j’aime ses romans. Mais je suis la première à reconnaître que c’est parfois un peu trop fumeux…

 

Donc, j’ai choisi un petit roman que je voulais lire depuis longtemps, depuis qu’une adaptation théâtrale en a été faite à la Comédie Française, adaptation que je n’ai pas pu voir, à l’époque. Dans Les papiers d’Aspern, il est question d’un jeune éditeur new-yorkais, qui n’a qu’une passion : la poésie de Jeffrey Aspern, poète du début du XIXe siècle. Ses recherches sur son auteur favori l’entraînent à Venise où vit une ancienne amante du poète, qui détiendrait des papiers ayant appartenus au poète. Le jeune homme est prêt à tout pour à récupérer ces papiers et tout le roman se résume à une jouxte psychologique entre la vieille dame et le jeune éditeur. Dans cette lutte silencieuse et inavouée, tous les coups sont permis : traîtrises, mensonges, duperies, flatteries, marchandages.

 

Personnellement, j’adore ce genre de poker psychologique. En plus, l’action se déroule dans une ville mythique, mystérieuse et magique : Venise, ce qui donne une atmosphère tout à fait romantique au roman : palais en ruine, ruelles, canaux, jardins et placettes. Bref, un joli bijou dans un ravissant écrin.

 

Trad. de l’anglais par Fabrice Hugot.
Points, 1993. – 191 p.


La critique de Cuné

 
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