L'homme barbelé - Béatrice Fontanel

Publié le par Papillon


Qui était vraiment Ferdinand, ce héros de la Grande Guerre qui mourut à Mauthausen en 1945 ? C’est ce que va essayer de découvrir la narratrice, en interrogeant ses enfants, soixante ans plus tard.

En 1914, Ferdinand a vingt ans quand il part pour le front. Il va traverser la guerre sans une égratignure et en revenir avec une médaille et un statut de héros. Mais pour sa famille c’est un tyran. Sa femme et ses quatre enfants vivent dans la peur. Pas de coups, non, mais pas non plus de tendresse ou de gaîté : des cris, des lubies, une atmosphère oppressante. Pendant la seconde guerre mondiale, Ferdinand aide la Résistance en fabriquant des faux papiers. Début 1944, il est arrêté par la Gestapo et envoyé dans un camp de concentration. Pour sa famille, c’est la libération avant l’heure.

Mais la narratrice (très présente et dont on se demande sans cesse qui elle est : membre de la famille, amie, historienne ?) ne se contente pas de ce portrait de famille. Alors, elle entreprend de fouiller les archives militaires et part sur la trace du soldat Ferdinand, à Verdun, d’abord, puis dans les Balkans et enfin à Mauthausen. Finalement, se dessine un portrait de soldat indestructible qui avait trouvé sa place dans la guerre et y avait brûlé son âme.

J’ai trouvé ce roman très ennuyeux. C’est un texte hybride entre le roman familial, le roman historique et le documentaire. Dans la première partie le point de vue change tout le temps et on ne sait jamais vraiment qui est en train de parler. Dans la deuxième partie, le texte s’appuie sur de nombreux extraits de documents d’archives. Le lecteur descend tout droit dans l’horreur des tranchées mais ne se sent plus vraiment concerné. Quand la narratrice perd le trace de son héros, elle invente, elle imagine, elle brode. J’ai trouvé ce mélange absolument déplaisant et sans intérêt.

Clarabel est déçue, Cathulu mitigée et Chris a bien aimé.
Caro[line] a abandonné page 150...



Grasset, 2009. – 294 p.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Bon, je ne vais pas garder celui-ci pour la fin, pour ne pas finir sur une mauvaise impression.
Répondre
P

Comme dit fashion : trop de guerre... Peut-être a-t-il pati de passer après les autres ?


K
Il me tentait encore après mon passage chez Caro[line] mais définitivement, plus ça va, moins je euis tentée... pas prioritaire donc, même si le thème de départ me tentait!
Répondre
P

le thème était en effet intéressant mais le résultat est raté !


C
Hum... j'ai vraiment bien fait d'arrêter alors ! Je sais qu'avant, je tenais à aller jusqu'au bout des romans lorsque je les lisais dans le cadre d'un prix. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait l'année dernière pour plusieurs d'entre eux. Mais je ne veux plus m'embêter, même dans le cadre du Prix Landerneau... :-)
Répondre
A
Ton avis est plus sévère que celui de Cathulu, c'est intéressant de voir vos différentes approches à toutes. Je ne suis pas tentée du tout.
Répondre
P

Franchement tu ne perds pas grand chose...


C
Bon ben moi aussi j'en parle aujourd'hui donc je vais ajouter ton lien et celui de Cathulu. :-) Je n'ai pas eu ton courage, je me suis arrêtée vers la page 150... Je m'ennuyais, je trouvais le tout un peu fouillis. Et finalement sait-on qui est la narratrice ? quel est son lien avec Ferdinand ?
Répondre
P

haha je ne suis pas étonnée ! C'est à peu près vers la page 150 que j'ai commencé à m'ennuyer ! je l'ai terminé uniquement parce que c'était un livre pour le prix
landerneau.
non on n'en apprend pas davantage sur la narratrice et à peine plus sur ferdinand, d'ailleurs !

(je te rajoute en lien)


A
Pourtant le résumé avait l'air intéressant !
Répondre
P

Oui et les critiques étaient bonnes ! Mais ça n'a pas du tout marché pour moi.


C
Sans nous concerter, nous avons fait une lecture tandem :  j'en parle  aujourd'hui ! je mets donc ton billet en lien :)
Répondre
P

Je vais te lire (et je mets ton billet en lien aussi)