Qui suis-je ?

Citation du jour :


«  Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.  » 

 

Jack Kerouac, Sur la route.

Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 00:01

Imaginez un écrivain qui a besoin de 20000 euros pour changer ses fenêtres. Il fait un deal avec son éditeur : il va écrire un roman sur le prochain congrès du Parti Socialiste français qui doit se tenir en novembre 2008. Mais l’écrivain est aussi joueur : il décide de miser l’avance obtenue sur l’un des candidats au poste de premier secrétaire du parti, exactement comme on mise sur une course de chevaux. Et, comme le titre du roman l’indique, il va finalement opter pour Ségolène Royal. Tout le monde connaît la suite (et la fin) de l’histoire…

Je vous préviens que ce roman est complètement franco-français et à durée de vie limitée, puisque tout le monde a déjà oublié l’affligeant congrès de Reims. J’ai personnellement suivi tout ça d’assez peu près à l’époque et donc ce roman ne m’a rien appris, mais l’auteur y décortique la machinerie politique avec beaucoup de cynisme : les motions des uns, les discours des autres, les contradictions et les manipulations :

« Le génie de cet homme qui allait nous redonner l’espérance et sauver la patrie une énième fois, ce dont il faudra toujours lui être reconnaissant, c’est d’avoir révélé enfin la vraie nature de la rhétorique révolutionnaire. En l’adoptant, en faisant siens les slogans marxistes de l’ancien temps, Sarkozy les portait au sommet du ridicule, dévoilant leur inanité, leur vacuité, leur part de démence. »

Au passage tout le monde en prend pour son grade : les politiques et leur langue de bois, les militants et leurs convictions anachroniques, les conseillers de tous bords piégés dans leur contradictions. Au final, je me suis bien amusée mais je trouve cette vision de la politique, où tout repose sur la forme et non sur le fond, complètement déprimante.

Les avis de : Lily - Praline - Katell

Grasset, 2009. – 247 p.
Par Papillon - Publié dans : Littérature francophone - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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Commentaires

Le pire, Papillon, est que cela n'est qu'à peine caricatural....c'est ce qui est des plus déprimant!
J'ai bien ri en le lisant et parfois mon rire était quand même jaune (il faut que je sois honnête ;-) ).
Commentaire n°1 posté par katell le 31/05/2009 à 22h21
Depuis quelques années toute la viepolitique est déprimante, hélas !
Réponse de Papillon le 01/06/2009 à 09h03
Ce sera sans moi .. j'overdose complètement, c'est trop affligeant. Le seul que j'ai envie de lire c'est .. flûte le nom m'échappe, celui qui a écrit deux livres sur le règne de Nicolas 1er.
Commentaire n°2 posté par Aifelle le 01/06/2009 à 06h48
De toute façon, il n'est vraiment pas indispensable à lire !
(Tu parles de Patrick Rambaud, je crois)
Réponse de Papillon le 01/06/2009 à 09h05
Et les romans de Rambaud sont largement plus conséquents ;-)
Commentaire n°3 posté par katell le 01/06/2009 à 13h06
Je vais noter ça sur ma LAL, alors ! merci du conseil
Réponse de Papillon le 01/06/2009 à 19h23

Je n'ai pas eu envie de le lire quand on me l'a proposé, peut-être un peu plus maintenant, après avoir lu différents avis mais je ne pense pas toutefois que ce soit un incontourable !

Commentaire n°4 posté par sylire le 02/06/2009 à 09h19
non ce n'est vraiment pas un incontournable ! pas sûr que je l'aurais lu si on ne me l'avait pas envoyé, mais j'ai bien ri...
Réponse de Papillon le 02/06/2009 à 22h37

Une bouffée d'oxygène entre deux lectures plus noires du prix Landerneau.

Commentaire n°5 posté par sylire le 02/06/2009 à 22h39
Exactement !
Réponse de Papillon le 02/06/2009 à 22h46

Quoi de neuf ?

 

 

 

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