Citation du jour :
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
« Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans
un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »
Jack Kerouac, Sur la route.
Derrière ce titre
tristement ironique se cache une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose. De passage dans une ville d’eaux poussiéreuse qui suinte d’ennui, Simon, tueur à gages en fin de carrière,
cynique et blasé, rencontre le gentil et naïf Bernard, fils d’une boutiquière déjantée et alcoolique. Simon a une dernière mission à accomplir avant de prendre une retraite dorée, mais il est
épuisé par un maladie souterraine, alors il engage Bernard comme chauffeur.
Le charme de cette histoire repose en grande partie sur l’opposition de ces deux caractères : d’un côté la glaciale élégance détachée de Simon, de l’autre l’émerveillement d’un grand enfant qui rêve de voir la mer et voit toujours le bon côté de chaque situation. Simon est revenu de tout, Bernard se réjouit d’un rien. Simon est capable de flinguer froidement une épouse devenue encombrante comme on écrase un cafard, quand Bernard est bouleversée par une jeune fille qui pleure. Simon est complètement verrouillé, Bernard est ouvert aux quatre vents. Et leur rencontre va bien sûr changer leur vie à jamais.
Avec deux bouts de ficelle et trois morceaux de chiffon, Pascal Garnier a réussi à faire un roman à la fois drôle et grave, tendre et burlesque, qui nous touche infiniment parce qu’il donne la parole à des gens simples.
Déjà lu par : Sophie - Katell - Pascal - Hervé et Cuné
Le Livre de poche, 2008. – 188 p.
JE LIS :
J'ai lu récemment son tout dernier livre et j'ai beaucoup aimé. Je compte bien ne pas m'arrêter là avec cet auteur !