Le dernier paradis de Manolo - Alan Warner

Publié le par Papillon


warner.jpgManola Follana est un riche designer qui semble avoir tout réussi dans la vie. Alors qu'il vient de passer la quarantaine, son médecin lui annonce qu'il a attrapé "la" Maladie, celle dont le nom ne sera jamais prononcé. En cherchant laquelle de toutes les femmes de sa vie a bien pu la lui transmettre, Manolo, se penche sur son passé , tout en imaginant sa fin prochaine. Il fait défiler toutes les étapes de sa vie, dans le désordre : mariages, parents, enfance, adolescence. Il va alors rencontrer et inviter chez lui un immigré clandestin qui va devenir son confident.

J'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser aux états d'âme de ce séducteur antipathique, égoïste, arrogant. Manolo Follana est un enfant gâté qui a beaucoup reçu et peu donné. Il n'a jamais rien fait pour personne, même pas pour ses deux épouses et ses seuls amis sont une bande de chats sauvages qu'il nourrit clandestinement. Il n'aime ni les voyages, ni les livres, ni la musique... Si je suis tout de même parvenu au bout de ce roman c'est d'abord parce qu'il est bien écrit, ensuite parce que la vie de Manolo est truffée d'anecdotes cocasses. A travers la vie de Manolo, l'auteur retrace l'histoire récente d'un pays qui n'est jamais nommé non plus : l'Espagne, passée en un demi siècle du fascisme à la démocratie et de le vie rurale à la vie citadine, qui avec son entrée dans l'Europe est entrée dans la modernité.

Mais je cherche encore ce que l'auteur a voulu nous montrer à travers l'histoire de Manolo dont le paradis est morne, froid et désert.


L'avis beaucoup plus enthousiaste de Cathe


Traduit de l'anglais par Brice Matthieussent.
Christian Bourgois éditeur, 2007. - 523 p.




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chiffonnette 29/02/2008 19:39

Ca tombe bien, j'ai plein de choses à lire!! Impasse!

Papillon 29/02/2008 20:56

Dommage : il venait de chez toi, celui-ci :o)))

Philippe 29/02/2008 17:49

moi non plus j'ai pas accroché, mais le repète pas à Cathe, c'est une copine.

Papillon 29/02/2008 20:55

Cathe est une copine très tolérante, de toute façon ;-)

florinette 28/02/2008 14:25

Je l'ai de noté sur ma LAL, mais en fin de compte, je ne pense pas qu'il me plaira ce livre, à voir...

Papillon 29/02/2008 20:53

S'il te tombe sous la main, tu peux toujours essayer !

Anne 27/02/2008 16:35

Même com' que Karine! Normal nous sommes  2  hypocondriaques de la blogoshères ;-(((

Papillon 27/02/2008 21:38

@ Karine et Anne : en fait, si la maladie est le point de déprt du roman, il en est assez peu question ensuite...@ Kathel : J'adhère complètement à cette citation !!!@ Cathe : si je suis allée jusqu'au bout, c'est sans doute parce que tu en avais dit le plus grand bien :-)))mais je n'ai vraiment pas adhéré même si je reconnais que certaines sont vraiment cocasses ! Ah ! Les dents de la mer !

kathel 27/02/2008 09:54

Voilà, j'ai retrouvé ! "Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page." et c'est de Saint-Augustin...

Cathe 27/02/2008 09:23

C'est vrai que j'avais eu un coup de coeur pour ce roman. Bien sûr le héros est antipathique mais l'écriture est vraiment superbe et la construction excellente :-)  Mais on sait bien que des goûts et des couleurs..... ;-)

kathel 27/02/2008 09:05

Moi, c'est plutôt le personnage peu sympathique qui me fait passer mon chemin... Il y a un proverbe sur les gens qui n'aiment pas voyager, il faut que je le retrouve !

Karine 27/02/2008 01:05

Un livre axé sur la maladie et la fin de la vie... isssshhhh... pas sure que c'est pour moi!  Après tes commentaires, je crois définitivement que je vais passer!