La nuit sous le pont de pierre - Léo Perutz

Publié le par Papillon

perutz.jpgSous un pont de pierre croissent un romarin et un rosier tendrement enlacés, et toutes les nuits la belle Esther rêve qu’elle est aimée de l’empereur…

 

C’est l’histoire d’un amour impossible entre deux êtres que tout sépare et qui vivent dans deux mondes différents. C’est l’histoire de ces deux mondes : le monde du château et celui du ghetto, le monde de l’argent emprunté et le monde de l’argent prêté, le monde de la futilité et celui de la piété, le monde du pouvoir et celui de l’humilité.

 

C’est l’histoire d’une ville, la Prague du XVIIe siècle avec ses ruelles tortueuses, ses échoppes, son château et son quartier juif. On y croise bateleurs et bouffons, peintres et alchimistes, aventuriers et amoureux, brigands et poètes.

 

C’est l’histoire d’un souverain fantasque, Rodolphe II ; roi de Bohême et maître du Saint Empire romain germanique, rêveur et craintif, amoureux des arts et de la poésie, qui dilapide l’argent du royaume pour enrichir ses collections.

 

C’est l’histoire d’un marchand juif, homme simple et pieux, qui transforme en or tout ce qu’il touche, mais perd par deux fois son plus cher trésor.

 

C’est un roman en forme de puzzle : à travers quatorze anecdotes cocasses ou cruelles, baroques ou fantastiques, Léo Perutz fait revivre une ville, une atmosphère, une période cruciale de l’histoire de la Bohême.

 

J’ai aimé la construction originale de ce roman qui nous fait entrer dans l’histoire par tous ses bouts à la fois, la poésie du texte, la gouaille des personnages, le mélange de conte et de fantastique, cet univers, qui balance sans cesse entre rêve et réalité. C’est un roman dominé par la mort, mais une mort presque joyeuse, familière, apprivoisée, une mort qui réconcilie avec la vie.


J'ai découvert ce roman grâce au Club des  théières et je remercie Chiffonnette de me l'avoir prêté.


Traduit de l'allemand par Jean-Claude capèle.
Le Livre de poche, 1990.- 247 p.



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Commenter cet article

Alicia 28/10/2007 08:30

Voilà un roman qui m' a tout à fait l' air d' être intéressant. Merci Papillon.

yueyin 19/10/2007 23:42

Ahah un auteur qui m'est totalemtn inconu ais que tu me donnes bien envoe de rencontrer... le thème m'accroche bien, je note, je note :-)

Papillon 20/10/2007 21:02

Tu devrais aimer perutz : ses romans flirtent toujours avec le fantastique.

Pascal 18/10/2007 19:52

J'adore Perutz. Par contre je n'ai pas lu celui-ci. Ton commentaire m'incite à rattraper ce retard. Merci

Grominou2 18/10/2007 02:45

Ton billet me donne vraiment le goût de découvrir cet auteur!  J'en prends note...

Choupynette 17/10/2007 10:13

Tu piques ma curiosité. j'ai visité deux fois prague, une ville que j'adore. et ça me dit bien de lire un livre qui s'y déroule!

Papillon 17/10/2007 20:54

En fait il n'est pas nécessaire de connaître Prague pour aimer ce roman, mais je reconnais que c'est une ville qui me fait rêver et j'ai trouvé que l'auteur faisait parfaitement revivre la ville du 17e siècle.

Gachucha 16/10/2007 21:37

J'ai envie de me laisser tenter, j'ai de bons souvenirs avec Leo Perutz et son "Judas de léonard".

Papillon 17/10/2007 20:58

"Le judas de Léonard" est le prochain sur ma liste !

chiffonnette 16/10/2007 20:57

J'ai aimé la ville, mais si tu ne la connais pas, ça risque de devenir une invitation au voyage! Un beau classique, je n'en démords pas! Heureuse qu'il t'ait plu Papillon!

Emeraude 16/10/2007 17:32

j'avoue que l'enthousiasme de chiffonnette m'avait convaincu! Le tien le confirme. Ce qui me tente le plus, je crois, c'est cette construction... Mais peut être n'apprécie t on pas autant si on ne connaît pas Prague ? (puisqu'il me semble me souvenir que chiffonnette avait particulièrement aimé revivre un peu cette ville qu'elle connaît..)

virginie 16/10/2007 16:24

Je ne connais pas du tout l'auteur ni le livre, mais ton commentaire me tente bien!

Tamara 16/10/2007 16:09

C'est vrai que Chiffonnette était très enthousiaste à son sujet... Je ne sais pas si cela me plairait. Pour le savoir, il faudra que je tente, à l'occasion !