La tournée d'automne - Jacques Poulin

Publié le par Papillon

 

 

Pour cette rentrée de septembre, le Blogoclub avait décidé de mettre à l'honneur la littérature québécoise, avec la Tournée d'automne de Jacques Poulin, roman que j'ai déjà lu. J'avais donc prévu de lire La traduction est une histoire d'amour, mais je n'ai pas réussi à mettre la main dessus. Je déplore une fois de plus la pauvreté des bibliothèques publiques françaises (sans parler des librairies) en littérature québécoise. Je republie donc mon billet qui date de deux ans.


poulin3.jpgUn homme, une femme, un camion et un long voyage. On croirait entendre à nouveau la petite musique de Volkswagen blues, et pourtant ça n’a rien à voir…


Un vieux bibliothécaire ambulant s’apprête à partir pour sa tournée dans les villages de la Rive Nord du Saint-Laurent, quand il rencontre une troupe de musiciens. Et, parmi eux, la belle Marie qui le trouble et en laquelle il voit une jumelle spirituelle. Le bus des saltimbanques et le camion bourré de livres vont prendre la même route vers le Nord, ce qui donnera l’occasion au Chauffeur de mieux connaître Marie.


Il y a toujours dans les romans de Jacques Poulin un écrivain prénommé Jack, des chats et un combi Volkswagen. On y évoque forcément Québec et Paris, on y rencontre immanquablement Gabrielle Roy et Ernest Hemingway. C’est pourquoi on se sent si bien dans ces romans. L’écriture en est minimaliste et pourtant d’une précision d’horloge. Il y est question du temps qui passe, de la peur de vieillir, du prix de l’amitié et de cette chose, belle entre toutes, qui unit les hommes et les femmes : un sentiment délicat, fragile, à manipuler avec beaucoup de précautions et à soigner comme une plante fragile.


Et surtout, il y a l’amour du Québec, de son histoire, de ses villages et de ses paysages. On n’a qu’à fermer les yeux pour imaginer le fleuve, et les forêts, et une certaine qualité de lumière et une douceur de vivre. Lire Jacques Poulin, c’est partir en voyage.


Ce roman a déjà été lu par Malice - Allie - Lilly - Sylire - Joelle . Et vous pouvez retrouver tous les billets du Blogoclub chez Sylire et chez Lisa.


Babel, 1996. - 191 p.

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T
très envie de découvrir cet auteur !
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P

Lance-toi, je suis sûre que tu ne le regretteras pas !


S
Les horribles fautes d'orthographe dans mon com !
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P

C'est l'enthousiasme !


A
Flute, j'ai raté ma ballade au Canada, tant pis pour moi...
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P

Il n'est jamais trop tard pour découvrir la littérature québécoise !


K
Message à Sylire (si tu permets, Papillon) : euh, tu te lâches, là, Sylire!!! Tu le dis les deux bras levés, j'espère? ^_^
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P

Oui : la littérature québécoise a une drôle d'effet !


S
J'ai conseillé à la bibliothécaire de "s'équiper" en Jacques Poulin (voilà que je me mets à conseiller les bibliothécaire, moi ). Elle ne connaissais pas du tout, pas plus que Gabrielle Roy d'ailleurs. VIVE LES BLOGS et VIVE LE QUEBEC LIVRE !
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P

Tu as raison Sylire : Vive le Québec libre et vive la littérature québécoise ! (moi aussi je vais donner des conseils à ma bibliothécaire !)


G
j'ai raté ce voyage pour le 1er sept, mais il est noté
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P

Ne rate pas Jacques Poulin !


D
un très beau livre sur l'amor des livres et sa transmission aux autresj'ai aussi aimé ce livre mis sur mon blog ce jour et je crois que tout le monde ressent les mêmes sentiments de plaisir des mots avec la simplicité de l'auteur à décrire les émotions, les événements
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P

C'est un roman d'une simplicité extrême qui pourtant dit beaucoup... Ravie que tu l'aies aimé !


K
Un peu déçue pour ma part. Joli, mais j'attendais plus...
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P

C'est une littérature de la simplicité, qui parle des relations entre les gens, il ne se passe pas forcément des milliers de trucs, mais il se dit beaucoup...


K
Partir en voyage... j'aurais dû le lire, finalement ! Il faut dire qu'il n'était ni dans mes librairies habituelles, ni à la bibliothèque. Enfin, je viens d'attaquer Fugitives, d'Alice Munroe, alors côté voyage, je devrais être servie.
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P

Oui,il faut lire Jacques Poulin ! (et je ne connais pas du tout Alice Munroe)


T
Ce roman m'a réellement ennuyée.
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P

Oh j'en suis désolée. Jacques Poulin a une petite musique si particulière...